Projet: Guide belge des gourmands monomaniaques

Un jour je discutais avec Karen Torosyan, chef de la Bozar Brasserie. A l’époque j’y travaillais en tant que stagiaire en cuisine. On discutait des endroits où on aimait aller manger le week-end et on s’accordait parfaitement sur l’idée qu’on n’allait généralement pas là parce que c’était là, mais qu’on allait là parce qu’on savait qu’ils servaient tel plat et qu’on crevait d’envie de ce plat. Comme un morceau de musique dont on ne se lasse jamais, que l’on redécouvre toujours avec envie, passion et curiosité. Une musique qui, même si elle est interprétée par le même musicien, diffère toujours légèrement de par son adaptation, mais dont l’essence reste fidèle à nos oreilles attentives.

Il en va de même avec le palais, la langue, l’estomac, le nez et les yeux lorsque l’on est tombé amoureux d’un plat, ou d’une préparation, d’une recette ou même d’un simple produit.

Je me demandais comment réaliser ce guide, quels plats, produits, délicatesses choisir ? Mes préférences ne seraient probablement pas partagées universellement. Mais de quoi parle t’on mieux si ce n’est des choses qu’on aime ?

J’ai donc décidé, de manière très unilatérale et peut être que d’autre diront légèrement égoïste de vous parler de mes produits et plats favoris, ou du moins de ceux que je pensais se démarquer par l’art de leur créateur et par leur singularité dans l’excellence et le ravissement de mes papilles.

J’espère que ce guide vous plaira autant qu’à moi et que s’il ne reprend pas les plats ou produits que vous affectionnez particulièrement, il vous permettra d’en découvrir d’autres.

J’aime certes aller diner au restaurant, mais je n’ai pas toujours le budget pour me le permettre. Mais ce que j’aime surtout c’est flâner dans les marchés et les épiceries. J’ai donc tranché pour une approche « pluridisciplinaire » et proposé des alternatives au restaurant qui sont le marché, l’épicerie et la maison. Pourquoi pas mettre les mains à la pâte ?

 

A mes amis gourmands, j’espère que cela vous y trouverez beaucoup de plaisir.

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Garder la foie

Acétaldéhyde + acidose + méthanol = veisalgie (ou pour les non branleurs: gueule de bois)

Si je doute de l’utilité de cet article pour la bande de fêtards qui s’attardera peut-être sur le titre quelques instants, je ne doute pas de son utilité pour moi, qui, trop amère d’avoir oublié mes propres conseils m’y attarderai probablement dimanche prochain avant la ballade dominicale pour décuver.

Voici, en toute modestie, les quelques conseils que j’ai retenus pour éviter la gueule de bois providentielle du lundi matin.

Chez mes amis allemands, nous buvons un verre d’eau (entier) pour chaque verre d’alcool ingurgité, de la pilsner au club maté vodka.

Chez mes amis belges, nous lestons notre estomac d’une frite carbonnade de la friterie de la barrière et pouvons ainsi nous gaver à souhait des levures et malts les plus indigestes, de la delta IPA à la Oude Bruin Oak Leaf.

Chez mes amis français, nous buvons uniquement du vin en biodynamie, surtout pas le soir de pleine lune, et nous délectons d’une Baronne ou d’un gros pet’.

Chez mes amis norvégiens, nous ne buvons que le week-end et en quantité très réduite étant donné les additions salées, et la qualité abjecte de la bière danoise. Sachons qu’il existe des bières de microbrasseries absolument délicieuses, mais leur prix est assez dissuasif.

Chez mes amis les chiliens, rien de tel qu’une longue sieste au soleil les pieds au bord de la piscine pour aborder le lundi matin après une longue soirée gorgée de Pisco sour et de pebre.

Chez mes amis drogués, un paracétamol avant d’aller se coucher, de l’excedrin au réveil (rien de tel qu’un coktail explosif de caféine et de codéine pour relancer la machine).

Chez mes amis comédiens (qui doivent s’enfiler une bouteille de rouge chaque soir durant un mois sur le plateau), un grand verre de lait et 2 càs d’huile d’olive droit dans le gosier avant de boire.

Chez moi, je dirais qu’il y a plusieurs types de gueules de bois:

  • Celle à la limite de la dépression, où l’on se morfond d’avoir tant bu: remède: brunch au soleil et Prosecco
  • La barre au crâne qui vous empêche de vous lever: remède: avaler une pilule, rester au lit, dans le noir, sans bruit, bouteille d’eau au sirop à portée de main.
  • Les restes d’ivresse et la faim d’enfer, remède: café, toast au beurre et au foie de morue, filet de jus de citron, sel et poivre.

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